Sakai, l’OM dans le 100

ven 26 oct à 18:00
Par 
David Guitton
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Hiroki Sakai a disputé son 100e match en compétition officielle sous les couleurs olympiennes, contre la Lazio, jeudi. Arrivé sur la pointe des pieds à l’été 2016, l’international japonais a intégré le cercle des meilleurs latéraux du championnat. Une évolution logique pour ce bourreau de travail et pour un membre très apprécié de la Nation OM.

Une question de synchronicité ?

Jeudi 12 avril 2018 – Quart de finale retour d’Europa League : on joue la 93e minute et Sakai, les poings serrés, vient féliciter Pelé après son arrêt sur l’ultime tentative adverse. L’OM mène 4-2 contre le Red Bull Leipzig et un but allemand ferait basculer le destin. Inépuisable et parfait dans les duels, le Nippon va plier l'affaire en marquant dans le but vide du RB quelques secondes plus tard. Le Vélodrome entre en éruption, le banc de touche explose et s’écroule sur un Sakai qui vient d’ouvrir son compteur buts pour l’OM le jour de son vingt-huitième anniversaire. Cette date est sans doute l’un des moments les plus forts de la saison dernière, elle constitue également un marqueur dans l’aventure olympienne du défenseur.

« On lui a dit qu’il avait le droit de marquer »
 

Arrivé libre après quatre saisons en Bundesliga, à Hanovre, celui qui facture 42 sélections et un huitième de finale de Coupe du monde était un anonyme pour beaucoup avant de découvrir le Championnat de France. D’entrée, Hiroki a fait du Sakai : des sourires, une rage de vaincre et de la régularité. Si le niveau d’exigence continue à augmenter à son poste, Rudi Garcia en demande encore plus à son soldat :

Il a beaucoup progressé et doit encore s’améliorer dans la dernière passe et la finition. On lui a dit qu’il avait le droit de marquer un but. C’est un très bon latéral, il doit continuer à travailler. Il ne s’exprime pas encore assez, on lui parle en français et il comprend. L’étape suivante est qu’il parle plus.

C’était en novembre 2017, à une période où l’OM montait en régime avant de prolonger le plaisir jusqu’à la finale perdue contre l’Atlético.

N°1 à son poste depuis son retour de Coupe du monde

Depuis, le Japonais a profité de l’enchaînement des rencontres de très haut niveau, en Europa League et en Russie, pour gagner en épaisseur. Son entente avec Thauvin est devenue majeure, en atteste le scénario du match à Monaco cette saison, et il s’est installé en tête des références à son poste en Ligue 1. Sakai, c’était sept passes décisives sur ses deux premiers exercices. Trop peu pour un football moderne gourmand en données chiffrées. Réputé pour être un gros bosseur, il est en train d’arriver à maturité. Avec deux offrandes sur les dix premières journées, ses statistiques matérialisent l'évolution récente de sa courbe. Non seulement il est le latéral qui affiche le meilleur taux de passes réussies depuis 2016/2017, mais il domine surtout ses concurrents en matière de duels gagnés et de centres réussis (il est le seul à afficher un ratio de un sur deux) depuis la reprise du championnat.

Le 4e larron s'est fait une place au soleil

Pas le plus clinquant, pas le plus doué, pas le plus rapide, mais sans doute le plus généreux. Sakai s’est toujours donné sans compter, son attitude colle à l'identité du club. Après Mandanda, Thauvin et Payet, Garcia compte donc un quatrième centenaire dans son groupe. S’il a déclaré qu’il était prêt à signer même en tant que numéro 2 quelques jours après avoir posé ses valises, c’est un honneur pour la famille olympienne de le compter dans son armée.