Jacques-Henri Eyraud : «Il ne faut pas plus de deux défaites»

lun 25 mar à 12:30
Par 
Le Dauphiné Libéré
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OM.net
Dans un entretien accordé au quotidien Le Dauphiné Libéré, Jacques-Henri Eyraud s’exprime sur la saison en cours, Mario Balotelli, Rudi Garcia et les finances du club. Extraits.

Sur la période agitée traversée par l’OM durant l’hiver…
« J’ai été habitué, dès mon plus jeune âge, à passer à travers les hauts et à travers les bas. On a connu un vrai bas. Et puis les choses vont mieux depuis un mois et demi. On en profite. On sait que la saison n’est pas terminée, il faut rester concentré et très déterminé.
Quand on est président de l’Olympique de Marseille, il faut s’attendre à profiter pleinement des grands moments comme la saison passée avec le parcours en Ligue Europa et il faut être capable de supporter les moments moins radieux, les moments de crise. Je ne suis absolument pas dans la rancune. Je trace mon chemin. Je fais en sorte que ce club se développe.»

Sur la fin de saison et la lutte pour le podium…
«On est toujours en course. Ce qui est certain, à dix journées de la fin, avec la défaite qu’on vient de subir contre Paris, il ne faut pas plus de deux défaites. Les perspectives sont réelles mais difficiles pour aller chercher cette qualification. Tout le monde est extrêmement mobilisé. On y croit. On reçoit Lyon, ça va être un match extrêmement important… »

L’ambiance et le spectacle qu’offrent les supporters, ça n’a pas de prix

Sur les supporters…
«Quand les victoires s’enchaînent, ça va toujours mieux. Ce qui est certain, c’est que le dialogue est constant avec eux. Moi, ce que je peux dire : si l’OM est la seconde équipe de France, c’est aussi grâce à ses supporters, grâce à la passion qu’il y a autour de ce club. (..) Si ce club en est là, c’est parce que chacun reconnaît l’exceptionnel spectacle et l’ambiance qu’offrent ce stade et les supporters chaque week-end. Ça n’a pas de prix. En aucun cas, c’est quelque chose dont on veut se débarrasser. Enfin, j’ajoute qu’on n’a pas de supporters politisés, utilisant un stade pour véhiculer leur propagande.»

Sur Rudi Garcia…
«Si on veut atteindre un jour l’excellence, il ne faut pas céder à la fièvre et aux crises, aussi profondes soient-elles. De mon point de vue, ce qui a entaché l’histoire de ce club, ces vingt dernières années, c’est cette instabilité chronique. Les entraîneurs se suivaient à la tête de l’Olympique de Marseille à un rythme effréné. Pour moi, ce n’est pas une façon de gérer une entreprise, et dans le football en particulier, que de changer dès la première tempête venue. Je suis heureux de voir que les choses se sont redressées, même si nous ne sommes absolument pas là où nous devrions être. (..) C’est un coach qui a des objectifs. Il le sait. Il y a beaucoup de pression à l’Olympique de Marseille, ça a toujours été le cas.»

J’ai cru en Mario Balotelli dès le début

Sur Mario Balotelli…
«J’y ai cru dès le début. Même Frank McCourt croyait beaucoup à ce type de profil à ce moment-là de la saison, on aurait juste aimé le voir venir plus tôt. Oui, on est satisfait de voir son rendement. La façon dont il a été accepté dans le groupe et la façon dont il s’est intégré par son comportement sur le terrain. Maintenant, on va attendre la fin de la saison pour tirer un bilan de cette expérience. (..) Je ne vais pas parler du futur de Mario Balotelli. C’est prématuré. D’abord, ça m’a fait plaisir qu’il ait fait des déclarations sur le fait qu’il envisageait de rester. Maintenant, ça dépend de beaucoup de facteurs et on n’en est pas encore là. Ce que j’attends de Mario Balotelli, c’est qu’il continue à se fondre dans ce groupe, à marquer des buts et à délivrer des passes décisives. La suite, rendez-vous en juin prochain.»

Sur les finances de l’OM…
«On a repris ce club dans un état extrêmement difficile avec une obligation qui était d’investir dans l’équipe première. Ce qu’on a fait, puisqu’on a dépensé 190 millions d’euros en deux saisons. (..) Il n’est pas question d’accentuer un peu plus le déficit. Il est question d’augmenter nos revenus et évidemment de garder une équipe compétitive. Notre responsabilité, c’est d’amener l’Olympique de Marseille vers un équilibre financier. Que l’activité puisse s’autofinancer. Il n’est pas question de dégrader un peu plus les résultats, il est question de les améliorer.»

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