Ocampos, un succès dans l'ombre

mar 05 mar à 11:00
Par 
David Guitton
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OM.net
Pressing, occupation des espaces, densité… L’OM a surclassé Saint-Étienne avec notamment une première demi-heure de haute volée. Dans cette configuration, Ocampos a délaissé la lumière pour se charger du travail de sape.

Véritable rendez-vous pour l’Europe, le choc de dimanche s’est joué dans les vingt premières minutes. Le pied sur l’accélérateur, les Olympiens ont étouffé leur adversaire et affiché une efficacité relative pour tromper Ruffier. Omniprésent dans le travail défensif, Ocampos a fermé le couloir gauche et conservé le trousseau tout au long de la partie. Acharné de tous les instants, le numéro 5 a épaulé Sakai pour tuer dans l’œuf tout ce qui se présentait à eux. En commençant par subtiliser ce qui pouvait faire exister son vis-à-vis, il s’est imposé comme un geôlier sans pitié.
Pour son retour après trois semaines à l’infirmerie, Debuchy a été aspiré par un Ocampos qu’on a souvent vu à la même hauteur que les quatre de derrière lorsque l’ASSE partait sur une phase de possession. En manque d’espaces, de temps et d’oxygène, l’ancien Gunner a vécu une sale soirée. Incapable de bousculer l’Argentin, il n’a eu aucune brèche, aucune possibilité de s’infiltrer dans son dos. Le néant et une obsolescence terriblement handicapante quand on connait son importance dans le dispositif de Jean-Louis Gasset.

L’intensité et les stats d’un défenseur

À la fois paradoxal et fidèle à son style, le joueur formé à River Plate affiche les meilleures stats défensives de la rencontre alors même qu’il a été décisif en obtenant le penalty du 2-0 transformé par Thauvin (20e).
Si Mandanda a été un dernier rempart impeccable, Ocampos et ses 22 duels recensés (!) ont figuré comme une première ligne sécurisante. C'est simple, Debuchy s’est rapidement résigné, Hamouma est passé pour un amour de tendresse face au tacle du «loco» à la 43e minute, Diony a tenté peu après son entrée. Seul Khazri est parvenu à passer entre les mailles du filet dans les minutes qui ont suivi l’ouverture du score de Balotelli.
Le superbe retour de Sarr devant Polomat a évacué les frissons et permis au scénario de reprendre son déroulé. Moins gourmand en première mi-temps qu’en deuxième, celui dont on loue la grinta a sorti les crocs pour finalement remporter la moitié de ses duels et récupérer 11 ballons (meilleur total de la soirée).

Bout à bout, avec chacun de ses replacements, chacune de ses courses pour empêcher l’adversaire de s’organiser et son volume, la première période d’Ocampos en a fait un maillon fort du dernier succès de l’OM. Pourtant omniprésent, beaucoup ne l’auront vu qu’une fois sur les écrans : sur la story Instagram de Balotelli.

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