Nantes - OM : Imprimer le rythme

mer 05 déc à 08:00
Par 
David Guitton
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OM.net
Les Olympiens affrontent Nantes au Stade de la Beaujoire, à 19 heures, pour le compte de la 16e journée de la Ligue 1. Dans les temps sur le plan mathématique, l’OM vise un succès hors de ses bases.
Imperméabilité et volonté

Dimanche, l’OM a quitté la pelouse du Vélodrome avec une certaine frustration après le 0-0 contre Reims. Les joueurs ne pouvaient pas cacher leur déception : tout d’abord parce qu’ils n’ont pas trouvé la faille pour percer la muraille adverse, puis parce que c’était l’occasion de réaliser une belle opération au classement.
Il y a tout de même du positif puisque Rudi Garcia semble avoir stabilisé son animation défensive. L’entraîneur olympien et son groupe n’ont encaissé qu’un seul but sur les trois dernières journées de Ligue 1, c’était lors de la victoire à Amiens (1-3), le 25 novembre. Une réelle inflexion qui fait du bien avant de se frotter à un adversaire dont la tête de gondole partageait le trône de meilleur buteur jusqu’à dimanche.

La Beaujoire, forteresse à prendre

A deux unités de la troisième place et à trois longueurs de la seconde, les Phocéens sont à l’affût du podium avant la 16e journée. Dans sa quête de points, l’OM doit savoir voyager. Le bilan des trois derniers déplacements en L1 fait état de deux victoires (à Nice et Amiens) entrecoupées d’une défaite (à Montpellier).
En face, Nantes est remonté de la 19e à la 12e place depuis que Waldemar Kita a remplacé Miguel Cardoso par Vahid Halilhodzic. Avec le Bosnien sur le banc, les jaunes et verts n’ont pas perdu à la Beaujoire depuis le 25 septembre (2-1 contre Nice). Sur les trois derniers matchs à domicile, le tableau est impressionnant : 2 victoires, 1 nul, 11 buts marqués et 1 seul encaissé.
Dépité après le large revers à Geoffroy-Guichard, l'entraîneur a affirmé que le chantier est encore grand pour obtenir le maintien. A l’OM de lui donner encore du travail…

Nantes a délaissé sa carcasse

En pleine crise de résultats après huit journées, les Canaris ont changé de pilote en cours de vol. Révélé sur le banc de Lille, Vahid Halilhozic a enfin pris les rênes d’un club qui l’a élevé au rang de buteur de tout premier rang dans les années 80.
Depuis sa prise de fonction début octobre, la boite noire nantaise révèle deux crashs : un contre Bordeaux (défaite 3-0) pour la première du technicien, et un autre lors de la dernière journée (défaite 3-0 à Saint-Étienne). Entre ces deux sorties de piste, Nantes a engrangé 11 points sur 15 possibles. La preuve qu’on peut réparer un appareil hors d’état quand on a les bons outils… A savoir un Emiliano Sala retrouvé alors qu’il était en perdition sous les ordres de Miguel Cardoso, un meneur au pied gauche soyeux en la personne de Gabriel Boschilia et un Nicolas Pallois revenu solidifier l’arrière-garde après un début de saison bloqué sur le tarmac.

Le mot du coach

«C’est toujours difficile d’aller à Nantes. C’est une équipe qui a de la qualité, c’est une équipe athlétique aussi. On sait que ce sera un match difficile, je l’ai dit après Reims. Mais ça ne change rien au fait qu’on doit être capable d’être performant et de gagner là-bas trois jours après. Il faudra être solide et offensif pour marquer. Tout cela va se faire avec de la confiance et du travail. Ce sont deux ingrédients importants pour mercredi.»

Avant-Match