La tête haute

mar 30 oct à 07:30
Par 
David Guitton
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OM.net
Uni et valeureux, l’OM s’est incliné dans le Classico malgré une copie cohérente et une attitude remarquée.

Programmé en semaine de Coupe d’Europe, le Classico aller a accouché d’une victoire logique des visiteurs. Auteurs d’un nul arraché à domicile contre Naples (2-2) mercredi, les Parisiens ont gardé leur rythme en championnat mais les Olympiens ont affiché un tout autre visage par rapport à leur sortie face à la Lazio.

Une configuration inédite

Pour diverses raisons, Rudi Garcia et Thomas Tuchel ont fait des choix forts. De son côté, l’entraîneur olympien a innové en positionnant Dimitri Payet à la pointe de son attaque. Une option qui a fait du capitaine le premier défenseur de sa formation, le rôle défensif du Réunionnais a notamment été de gêner l’épicentre de la circulation de balle parisienne. Cavani blessé, le technicien allemand a laissé Kylian Mbappé et Adrien Rabiot sur le banc. Il a ainsi offert sa première titularisation au Camerounais Éric Choupo-Moting.

Un scénario aussi froid que le PSG

Accueilli par un public des grands soirs, l’OM a proposé une opposition de qualité au leader. Solidarité et combat : le onze de Rudi Garcia a contrecarré le jeu parisien durant une heure. Jusqu’à ce que Kylian Mbappé, entré à la 62e minute, fissure l’édifice en trompant Steve Mandanda sur son deuxième ballon suite à une attaque rapide (65e). Si, comme à l’accoutumée, le PSG a eu plus de maîtrise et de possession (53 % contre 47 % pour l’OM), les Olympiens ont effectué un travail de sape en réduisant les espaces dans la récupération collective. Ils étaient dans le coup. Le scénario aurait même pu être tout autre si l’arbitre avait recouru à la VAR après le but refusé de Kostas Mitroglou (86e). Insensible ou imperturbable, le PSG a tué les espoirs olympiens grâce à un nouveau contre terminé par Julian Draxler (90e+2).

Les cadres sont là

Que retenir de cette première défaite à l’Orange Vélodrome en Ligue 1 ? Deux choses. Tout d’abord, les coéquipiers de Luiz Gustavo ont été combatifs et ont fait corps face à l’adversité. Avec  58,6 % de duels remportés sur l’ensemble du match, l’OM a fait douter un adversaire qui roule sur le championnat. Un réel motif de satisfaction. Autre point positif, les cadres ont tenu leur rang. Que ce soit Steve Mandanda, auteur de plusieurs arrêts importants, Adil Rami, Luiz Gustavo ou Florian Thauvin, de retour après deux semaines de convalescence, les tauliers ont montré la voie à suivre à leurs coéquipiers.

Alors oui, le PSG a remporté le Classico et continue à évoluer seul dans une autre dimension. Mais l’OM a donné le change, notamment grâce à un public chaud et fidèle. L’étape suivante se disputera le 4 novembre, à la Mosson, chez l’actuel troisième du championnat.