Féminines : Le bilan de la préparation

09 oct 2012 Par 
Sidonie Canetto
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A quelques jours de la reprise du championnat pour les féminines de l’OM, qui cette année vont évoluer en DH challenger (à trois étages de la D1), il est temps de jeter un petit coup d’œil sur leur préparation.

Nous les avions quittées la saison dernière, championnes incontestées avec 72 points pris sur 72 et un sans-faute aux barrages, leur délivrant le ticket de la division supérieure. Bref un groupe solide et soudé prêt pour la nouvelle saison. Chacune est repartie vaquer  à ses occupations, boulot pour les unes, formations pour les autres ou encore diplômes à passer pour les plus jeunes. Le tout sans ballon, enfin sans OM. Car pour ces passionnées de football, pas question de rester loin du cuir et des crampons. Que ce soit avec leurs amis garçons, en futsal, sur la plage ou même entre elles, le ballon n’est jamais resté bien loin. En effet, ce n’est pas parce qu’il n’y avait plus d’entrainement à l’OM que les filles ne se sont pas retrouvées. La complicité née pendant l’année n’a pas connue de trêve. Marta Garcia Reyes, gardienne de buts parle même d’amitié : « Avoir joué  un an ensemble ça rapproche et ça crée forcément des liens... Alors les joueuses ne sont plus que des joueuses mais sont devenues des amies  et on a besoin de se voir en dehors du foot.»
Et le coach non plus ne les avait pas totalement oubliées puisque chacune avait un programme d’entretien physique à respecter pendant cette longue trêve de plus de deux mois. Du respect de ce programme dépendait la qualité du travail de reprise et de préparation de la saison. Même si toutes avouent  l’avoir fait plus ou moins, certaines en ont bavé plus que d’autres. « Dans l’ensemble ça été respecté, note Christophe Parra, le groupe est assez hétérogène avec on va dire trois groupes distincts, celles qui l’ont fait à fond, celles qui l’on fait en partie et celles qui ne l’ont pas vraiment fait. Ce qui a été révélateur ce sont les résultats aux tests VMA, car les résultats sont probants. Pour certaines filles qui n’ont pas fait le job, elles ont gardé des blessures ou des douleurs de la saison dernière. C’est dommage elles se pénalisent elles-mêmes. »
De son côté Nathalie Requena, l’ostéopathe de la section féminine, a réussi à obtenir, en collaboration avec le coach et avec l’aide de Sébastien Seguin (centre de formation), une session de tests VMA réalisés en laboratoire au centre provençal de médecine préventive d’Aubagne. Ces fameux tests  sont en général réservés aux joueurs de haut niveau, voire professionnels.  « C’est une chance d'avoir pu intégrer les filles aux VMA. Ces tests ont un double intérêt. D'abord ils permettent de tester l'athlète à un temps T (forme physique, récupération, endurance...) afin d'établir des groupes de travail. L’intérêt est majeur pour le coach. Et l'autre avantage est de déceler des pathologies (cardiaques par exemple) puisqu'ils intègrent épreuve d'effort, visite médicale et évaluation des lactates. C’est là aussi un intérêt majeur pour le staff médical » explique l’ostéopathe qui  effectue avec une rigueur et une précision d’orfèvre son travail au sein de l’effectif olympien.

Six nouveaux visages ont fait également leurs apparitions, parmi le groupe déjà existant. Une seule joueuse est partie. « Les nouvelles s'intègrent facilement à l'ambiance du groupe cependant elles ont légèrement du mal à s'intégrer au jeu  car elles n'ont pas les mécanismes que l'on a pu créer l'an dernier » constate  Manon Dantin qui voit tout cela depuis les buts olympiens. « Les recrues sont variées avec chacune leur qualité et des postes différents, cela va nous faire du bien. Elles se sont facilement intégrées car  il ne faut pas oublier qu’on est toutes très sociables » précise Emilie Pelloux. Pour le coach par contre, plus question de parler de nouvelles ou d’anciennes : « tout le monde est au même niveau et tout le monde doit gagner sa place en tant que titulaire.  La concurrence est présente et ce qui va compter cette année ce sera la capacité de chacune à l’admettre et l’accepter.  C’est un sport collectif, à elles d’avoir l’état d’esprit adéquat. »

Et pour peaufiner cette préparation qui aura duré six semaines, les olympiennes ont disputé deux matches amicaux, un premier contre Châteauneuf-les-Martigues qui évolue en district (11-0 en faveur des Olympiennes) et un second contre Rousset, DH Elite (3-3) : « Les rencontres amicales nous ont beaucoup apporté sur le plan technique et sur la vie de groupe. Cela nous a permis de nous remettre dans le bain et de toucher un niveau de jeu plus élevé » souligne Emilie Pelloux.
« La rencontre contre Rousset nous a vraiment montré le niveau vers lequel on doit aller, c'est complètement autre chose physiquement, au niveau de l'agressivité mais on en est capable si on travaille sérieusement » note Manon Dantin qui a partagé ses cages avec Marta Garcia Reyes.

Pour le coach, ce fut surtout l’occasion de voir ses joueuses dans un cadre se rapprochant de la compétition. « C’était intéressant de faire un premier match face à une équipe que l’on avait déjà affrontée la saison dernière et qui s’est renforcée d’ailleurs.  Contre Rousset, ce fut plus compliqué même si la première période a été nettement  à notre avantage, face à une très bonne équipe, avec des joueuses d’expérience, qui ont essayé de poser le jeu. Sur l’impact cela montre le besoin de notre équipe de se renforcer dans le jeu, de gagner en maturité et surtout d’élever notre niveau de jeu. Mais la qualité et le potentiel sont là et cela laisse présager de bons matches pour la suite. »
En attendant la reprise du championnat le 14 octobre prochain, les entrainements se poursuivent à raison de trois par semaine. Ensuite il n’y en aura plus que deux, les mardis et jeudis  soirs  au Centre RLD  « Je vois encore une belle saison arriver pour nous, avec de beaux challenges à relever : Coupe de France, Coupe de la Ligue, Championnat... On croise les doigts » s’impatiente Emilie Pelloux.
L’objectif restant la montée en division supérieure.