Christophe Parra : «Avoir une exigence intellectuelle»

17 aoû 2014
Par 
T.M., à Valence
Photos © 
Yannick Parienti / OM.net 2014
Au lendemain de la défaite des Olympiennes contre Saint-Etienne, pour leur premier match amical, l’entraîneur olympien porte un regard sur l’avancée de la préparation.

- Christophe, vous attendiez-vous à un tel écart ?
« Avoir accepté de rencontrer Saint-Etienne, une équipe de D1, pour  le premier match de préparation, après avoir longtemps hésité, n’était pas innocent. Ce match a été mis en place dans le but d’être confronté à la réalité du haut niveau. Ce choix est délibéré. Avec le staff, on constate le degré d’écart entre un club promu en D2 et une formation évoluant en D1 depuis plusieurs saisons. 
« L’écart existait avant le match. Au coup de sifflet final, nous touchons du doigt les exigences dont le groupe doit s’imprégner. Exigences dans de nombreux domaines, notamment technique, tactique, exigence dans la rudesse des contacts, exigence intellectuelle dans la gestion d’un match.
« A la décharge des filles, leur état physique après trois semaines de préparation ne leur permet de pallier à la qualité de jeu proposé par les Stéphanoises. »

- Ce premier regard vous inquiète-t-il ?
« Il n’est jamais agréable d’encaisser cinq buts, de ne pas marquer, de ne pas se créer d’occasions. Pour avoir discuté avec Hervé Didier, l’entraîneur de Saint-Etienne, il compte seulement trois recrues dans son effectif, dont deux gardiennes. Il travaille sur la continuité en ayant intégré quelques U19 formées au club. Ce constat associé à la qualité de jeu proposée montre combien le football est vraiment un sport collectif.
« Avoir récupéré chez nous des filles ayant évolué la saison dernière en D1 et D2 ne permet pas de coordonner, d’organiser un jeu brillant, léché, en seulement trois semaines.
« Le mot d’ordre est donc toujours le même : travail.  Il faut sensibiliser les filles sur les progrès à réaliser pour prétendre figurer dans un championnat de niveau national. »

- Le championnat démarre dans un mois. Vous bénéficiez de temps…
« Rome ne s’est pas construit en un jour, même quand on s’appelle l’OM. Il convient d’être indulgent avec les filles et leur laisser le temps de trouver des automatismes, de se rapprocher chaque jour du degré d’exigence réclamé.
« Depuis trois semaines, nous avons beaucoup travaillé l’aérobie. Au-delà de tout l’aspect technico-tactique, nous axerons dans les prochains jours les séances sur deux thèmes : un travail de force dans les pentes et nous réduirons les temps de travail aérobie pour répéter les efforts : cela leur permettra d’être plus prompts dans les cadrages, plus toniques dans les duels. »

Le calendrier 2014-15 de l'équipe de D2 des Olympiennes